De la mère jaillit la vie. En célébrant cette nouvelle vie post-confinement, nos pensées sont naturellement tournées vers les mères. Non pas seulement les mamans qui donnent la vie de manière organique, mais aussi les femmes et les hommes qui la font fleurir, à travers leurs choix et engagements.

Le monde d’après covid-19 fait l’objet de nombreuses discussions. L’humanité se questionne sur son avenir. Aujourd’hui, ce nouveau monde ne laisse entrevoir qu’un rayon d’incertitude. Pourtant, il y a une certitude dont nous avons voulu nous saisir, et vous inviter à en faire autant : Pour construire le monde d’après, pensons comme une mère.

Tandis que nous parlons de renaissance, de renouveau, rappelons-nous que toute nouvelle vie prend son ancrage dans le sein d’une mère. L’origine de la vie c’est avant tout la naissance d’une nouvelle maman.

La pensée maternelle est plus visible pendant les moments de crise.

Ce que les mamans font naturellement dans leur quotidien, devient alors la seule lumière qui éclaire, lorsque toutes les autres s’éteignent.

En effet, aux heures les plus sombres de la crise, nous avons recueilli les confidences de mamans du monde, aux quatre coins de la Terre. D’Ho Chi Minh à Abidjan, en passant par Rome et Paris, le constat est le même : les mamans ont fait preuve d’une agilité et d’une créativité exceptionnelles. Remparts face au monde qui hurle sa peur, leurs bras grands ouverts ont tenu à préserver la vie. Une résilience exprimée par la prise en main d’un nouveau quotidien, où dans chaque journée, elles ont semé une graine de bonheur. Journées souvent passées à endosser différentes fonctions auxquelles elles n’étaient, pour la plupart, pas préparées. Elles ont fait face. Et même plus encore, elles ont mis de la magie dans chacun de ces instants confinés. Pourtant, ces témoignages n’ont pas camouflé leur part d’épuisement, de remise en question, de doutes qui ont jalonné ces moments. Mais la détermination à préserver la famille a été plus forte que la peur.

Ce constat s’étend bien au delà des mamans du monde dont nous avons partagé le quotidien confiné. La force des mamans et leur capacité à transporter les imaginaires des enfants, bien au-delà des murs qui les renferment, s’est manifestée en tous lieux. D’autant plus, dans les foyers où le danger n’était pas seulement de l’autre côté de la porte d’entrée.

La lumière demeurée vive en ces temps troubles, est portée à l’extérieur des maisons, par les mamans que nous applaudissons tous les soirs de nos fenêtres et balcons. Elles qui le cœur lourd, laissent leurs enfants pour aller affronter la mort, tous les jours. Elles sont notre rempart face à l’ennemi invisible.

Cependant, penser comme une mère n’est pas uniquement réservé aux femmes, encore moins à celles qui ont enfanté. C’est un pouvoir qui est à la portée de toute l’humanité.

 Qu’est-ce penser comme une mère ?

Voici quelques pistes de réflexion pour celles et ceux qui souhaitent se saisir de cette force ; et ainsi apporter leur contribution à ce monde nouveau qui nous tend les bras.

  • Penser comme une mère, c’est penser à l’autre avant soi, ou penser d’abord à soi pour mieux être à l’autre. Les mères prennent soin d’elles pour être plus disponibles à leur famille. Elles se considèrent comme un cadeau précieux à préserver pour mieux enchanter celui ou celle qui va le recevoir. Adopter cet état d’esprit revient à cultiver ses talents, ses compétences, ses savoir-faire pour  répondre de façon adéquate aux besoins des autres qui se tournent vers nous.
  • Penser comme une mère c’est préserver la paix et l’unité. Dans les familles, les mamans passent une bonne partie de leur temps à être les médiatrices dans les conflits entre leurs enfants. Elles sont animées par la volonté de faire demeurer la paix. Faisons comme elles : soyons à la quête de la paix dans le monde.
  • Penser comme une mère, c’est être la voix qui rassemble. N’entendons-nous pas souvent les mères parler de leurs enfants comme un ensemble ? « Les enfants à table ! » en est un exemple parmi d’autres. Même si une attention nécessaire et légitime est portée à chacun d’entre eux, elles les conçoivent comme un tout. Soyons des rassembleurs. Allons chercher celles et ceux qui sont dans les périphéries et mettons-les au centre. Ne construisons pas des murs qui divisent, mais érigeons des passerelles qui conduisent les un.e.s vers les autres.
  • Penser comme une mère c’est toujours chercher à élever les autres. Une maman plante une graine en son enfant et en prend soin tous les jours, les nuits n’y échappent pas ! Elles espèrent toujours le meilleur en lui et pour lui. A force de patience et d’amour. Cherchons à rendre les autres meilleurs. Faisons preuve de bienveillance. Soyons la voix qui élève et non celle qui critique pour rabaisser.
  • Penser comme une mère c’est toujours protéger les plus vulnérables. « Fais attention à ton petit frère. », « Ce n’est pas grave, elle est plus petite que toi. »… Ces mots de mères qui ont le don d’exaspérer les plus grands ! C’est cela la justice. Servir le plus faible. Ouvrons nos regards aux plus vulnérables, mettons-nous à leur écoute. Dans nos entreprises, dans nos communautés, veillons à prendre les décisions qui préservent les plus petits.
  • Penser comme une maman c’est développer constamment sa créativité. Les mamans sont toujours à la quête de solutions nouvelles pour le bien-être de leurs enfants. Soyons capables de prendre conscience que quelque fois, la solution c’est nous.
  • Penser comme une mère c’est Aimer tout simplement. Observons la caresse de la main d’une maman, sur son ventre qui porte la vie. Cet enfant, elle ne le connaît pas encore. Mais elle l’aime, tel qu’il l’est.

En écrivant ces lignes, la liste nous paraît sans fin. C’est donc par une conviction profonde que nous pouvons affirmer : la clé de ce monde nouveau réside dans le regard et dans l’écoute des mères. Ce sont elles nos guides, pour bâtir le monde que nous laisserons aux enfants de la Terre.

Sur cette note de fin, nous vous invitons à découvrir la conférence de Yifat Susskind, Directrice de l’ONG MADRE. Nos propos se rejoignent fortement.

 

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