Célébrer la mère c’est célébrer la vie

Le mois de mai est dans la grande majorité des pays du monde, le mois de la fête des mères. Les campagnes marketing se relaient, les messages sur les réseaux sociaux se suivent et ne se ressemblent pas. Chacun.e à sa manière célèbre la femme à qui il.elle doit la vie.

Nous avons tenu à nous associer à cette belle célébration, portés par notre volonté de nourrir les enfants de ce que le monde a de meilleur à leur offrir.

 Cependant, avant de pouvoir les nourrir, il faudrait que ces enfants puissent naitre. Il faut avant tout que cette vie qui éclot dans le secret du ventre de la mère aboutisse à une heureuse naissance pour les deux : la mère et l’enfant.

En célébrant la fête des mères avec toutes les mamans du monde, nous célébrons toutes les vies, sans distinction, car elles ont toutes la même valeur.

Cependant cette vie, certaines l’ont perdu en la transmettant, faisant ainsi rimer les premiers cris du bébé au dernier souffle de la maman.

Pourquoi ?

Pourquoi 200 000 mamans africaines meurent chaque année en donnant la vie ? Pourquoi 200 000 enfants africains découvrent-ils le monde sans leur Maman ? Pourquoi 200 000 enfants africains célèbreront-ils tous les anniversaires avec l’ombre de la culpabilité portée par le deuil de la mère dont on ne guérit jamais ?

La liste des « pourquoi » serait interminable …

Face à ces toutes ces interrogations, ils.elles ont décidé d’agir.

 Stand Up for African Mothers !

Porté par l’AMREF, première ONG de santé publique en Afrique, le programme Stand Up for African Mothers impulsé par Madame Graça Machel Mandela, vise à former 15 000 sages femmes en Afrique.

En effet, l’UNICEF estime que 80% des décès liés aux complications de grossesse ou à l’accouchement pourraient être évités grâce à un meilleur suivi de la femme enceinte.

Le programme Stand Up for African Mothers a permis de former 11 726 sages-femmes et infirmiers dans 10 pays : Kenya, Ethiopie, Tanzanie, Burundi, Zambie, Mozambique, Soudan du Sud, Ouganda, Sénégal et Côte d’Ivoire.

 Une sage-femme formée, c’est 500 mamans et bébés aidés !

La résonance de cette campagne a complètement changé la vie de plusieurs familles africaines. Derrière ces chiffres, c’est l’avenir de tout un continent dont il est question.

« En Afrique, les femmes sont les piliers, elles sont partout, elles portent les sociétés. Une femme qui est en souffrance c’est toute l’économie d’un pays qui est affectée ». Florence Marie Sarr Ndiaye nous interpelle. Elle est sage femme d’état principale – Classe exceptionnelle- au Sénégal, chevalier de l’ordre du lion. Elle est l’une des étudiantes de la première cohorte du PRECIS (Programme de renforcement des Capacités des infirmiers et sages-femmes lancé par l’AMREF). Elle insiste sur son engagement aux côtés de l’AMREF pour « être la voix des sans voix, de ces femmes au milieu de la misère, au milieu des champs ».

Photo PRECIS 4_Florence-Marie Sarr sage-femme formée par AMREF ©AMREF Flying Doctors

 A travers des actions de sensibilisation et de collecte, de nombreuses sages-femmes en France et à Monaco, appuyées par le Conseil National de l’Ordre des Sage Femmes (CNSOF), se sont mobilisées pour leurs consœurs africaines.

Leurs actions ont permis de développer différents programmes comme le PRECIS au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

A leurs côtés, des ambassadrices de cœur ont mis leur notoriété au service de la cause de mères africaines.

 Des femmes d’action, porte-paroles des héroïnes de l’ombre

Aissa Maiga_Comédienne et ambassadrice de l’Amref

Nous avons rencontré l’une d’entre elles : la comédienne Aïssa Maïga. « J’ai voulu m’engager aux côtés de l’AMREF parce que c’est avant tout une ONG africaine, consciente des réalités locales dans l’approche des solutions proposées ».

Digne fille du continent, Aïssa Maïga est le fruit du métissage entre le Mali par son père et le Sénégal par sa mère.

Son dévouement aux côtés de l’AMREF consiste à mettre en lumière les actions mises en place par l’ONG, à travers ses différentes prises de Paroles. Une visite sur le terrain lors d’un voyage organisé par l’ONG en Ouganda lui a permis d’associer ses prises de paroles par une expérience concrète sur le terrain. « Sur place nous avons pu voir comment les personnels de santé communautaires travaillent, nous avons eu une claire vision de ce qu’est l’impact de leurs actions pour les mères ». Cette expérience lui a également permis de réaliser les enjeux auxquels ils sont confrontés au quotidien : « Nous avons constaté leur dénuement face au manque de matériels. »

Cette belle campagne est le reflet des actions de solidarité qui peuvent être menées aux quatre coins du monde pour une cause commune. C’est une lueur d’espoir pour ce monde que nous construisons pour nos enfants. Il est possible de nous unir quelques soient nos différences pour porter la même voix dont l’écho aura un impact considérable pour les générations futures.

Ce que nous retiendrons particulièrement de cette opération, c’est l’implication active de toutes les personnes. Les sages femmes sur le terrain, malgré le manque de moyens, exercent leur activité avec tout leur amour. Elles sont fortes, elles sont lumineuses et elles osent. Certaines comme Marie Sarr Ndiaye au Sénégal et Esther Madudu en Ouganda ont choisi d’exercer leur métier en zone rurale, là où elles se sentent le plus utiles.

Elles incarnent le renouveau de la femme africaine : capables de lancer un cri, d’être entendues tout en étant elles-mêmes actrices de ce changement qu’elles souhaitent pour l’avenir des enfants du continent.

Et si, vous aussi, vous décidiez de participer à cette belle chaîne d’amour ? Le plus beau cadeau que pourriez faire à une maman à l’autre bout du monde serait lui permettre de voir le sourire de son enfant…

Luiza G.

Total
27
Shares

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*