Notre démarche d’ouverture culturelle nous a menée vers Sami Naili, un ostéopathe qui intègre dans sa pratique quotidienne, la diversité des connaissances acquises au-delà des frontières, pour le bien être de ses patients.

S’il s’inspire des différences culturelles pour pouvoir proposer à ses patients un accompagnement unique dans le domaine de l’ostéopathie, c’est surtout parce qu’il est lui même le fruit d’un métissage culturel, celui de la rencontre entre la Libye et la France. « Lorsque j’étais tout petit, j’observais ma tante, manipulatrice très réputée de Tripoli, dans la pratique de son activité. Elle réparait aussi bien les humains que les animaux ! Cela me fascinait »

Très tôt, il est sensibilisé à la richesse du métissage culturel qu’il transmet à son tour à son petit garçon.

Sami Naili ne nous a pas seulement ouvert les portes de son cabinet du 16 rue Pergolèse dans le 16ième arrondissement de Paris, il nous a surtout livré de nombreux secrets sur les bienfaits de l’ostéopathie pour les enfants, que nous avons hâte de partager avec vous !

L’ostéopathie pour enfant   

L’ostéopathe peut être sollicité pour des problématiques liées à l’allaitement, des difficultés à tourner la tête, des troubles du trouble du sommeil….

Il favorise l’échange avec les parents et accueille l’enfant dans sa globalité : avec son histoire, son corps, son stade de développement et son environnement familial. Lors de ses consultations, il arrive qu’il fasse le lien entre les symptômes de l’enfant et son vécu in utéro (un accouchement à caractère traumatique ou grossesse compliquée par exemple).

Particularités de son approche :

Sami Naili a fait toutes ses études en France mais a toujours su cultiver un intérêt fort pour l’approche naturelle de la médecine Indienne, Chinoise et Amérindienne. Il est attaché à la pluralité des médecines et refuse la hiérarchisation sous-entendue par l’expression, souvent employée, de médecine alternative. Il existe simplement des médecines différentes et complémentaires les unes des autres.

Contrairement à l’adage populaire « les écrits restent et les paroles s’envolent », il dit : « les vraies paroles restent car tout ne s’écrit pas ». Pour preuve, il a enrichi sa pratique en allant à la rencontre de praticiens du monde entier. Il en a retiré des enseignements qu’il n’aurait pu trouver dans les livres. Il nous confirme que l’école est la première marche, qui donne les bases cliniques et scientifiques mais qu’il est nécessaire de se nourrir et de s’instruire de toute manière qu’il soit et en permanence. La multiplicité de ses techniques acquises lui permet de s’adapter à chaque situation en prenant en compte la singularité de la personne.

Expériences et conseils

Sami Naili insiste sur l’importance du toucher pour l’enfant. Il ajoute que la peau, au moment du développement embryonnaire, dérive du même tissu que celui du système nerveux. C’est un besoin essentiel dans la construction de l’enfant.

Les manques de contacts corporels peuvent impacter le développement de l’enfant et altérer la prise de conscience de son corps. Cela peut se traduire par exemple par une certaine rigidité ou une inhibition plus marquée. Il est alors recommandé aux parents de multiplier les contacts avec l’enfant. Il a pu observer que la pudeur varie selon les cultures. Par exemple, on touche beaucoup plus les enfants en Italie qu’en France, de même qu’il existe différentes techniques de soins et de portage selon les pays. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre des uns et des autres !

Un bon portage physique permet à l’enfant de favoriser son schéma corporel, sa tonicité et son aisance dans son corps. Le contact physique de qualité a aussi une fonction contenante et apaisante. L’exemple du nouveau-né en pleurs qui se calme lors du peau à peau avec son parent en est la preuve.

Conseils pratiques : Il est important de masser le bébé, de lui faire des papouilles. Pas de panique si vous n’êtes pas masseur professionnel, « vous pouvez, avec de la crème lui caresser le ventre ou le dos » en chantant une petite chanson pour voir sa réaction. Profitez de ce moment privilégié, il en sera que bénéfique pour votre enfant. Le toucher est un sens qui s’éduque, nous avons des récepteurs qui envoient des signaux au cerveau.

Pour conclure, Sami Naili accompagne avec enthousiasme un engouement récent des jeunes parents pour l’ostéopathie, qui confirme, selon lui, la volonté d’un retour au naturel, à la simplicité d’action et le rejet du chimique.

 

F.B.L

 

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