L’enfant devenu adulte qui écrit pour les enfants.

Marilyn Plénard est une auteure, correctrice-réviseuse de profession, passionnée par la langue française, les hommes et femmes qui font de la Terre un monde meilleur, les sciences, la nature et le folklore. Elle écrit des livres pour enfants, les fait voyager en leur racontant la vie de celles et ceux qui marquent l’humanité d’une empreinte indélébile. Elle emmène également son jeune public à la découverte des merveilles de la nature grâce à de beaux livres magnifiquement illustrés.

Rencontrer Marilyn Plénard, c’est voyager pour s’ouvrir à l’inconnu, c’est se laisser porter pas ses mots qui éveillent en nous ce désir de transmettre aux enfants ce que nous avons de plus grand: notre monde.

Sa passion pour les lettres, Marilyn Plénard la nourrit depuis sa plus tendre enfance : « Quand j’étais petite, je ne voulais pas qu’on me lise des livres, je voulais lire moi-même. Et j’ai lu moi-même, très tôt ! » Son rêve de petite fille s’est concrétisé au fil des années et des rencontres. Elle tombe en amour pour les contes lorsqu’elle est sollicitée par une anthropologue pour des traductions de contes étrangers. Un univers fascinant, qui a littéralement modelé les origines du monde, venu à elle par la voix de l’enfance. « C’est très difficile d’écrire pour les enfants, on ne peut pas tout déballer, on doit faire attention aux mots, c’est un vrai travail de création, de l’attention à l’autre, d’attention à l’enfant. »

Marilyn Plénard semble prédestinée pour ce métier. Elle est délicate et fait naturellement attention à l’autre, ce n’est pas étonnant qu’elle se soit tournée vers la littérature pour les enfants !

« Je ne voulais pas écrire pour écrire, je voulais écrire pour faire passer un message d’entente, d’amour et de compréhension. »

La femme de sciences qui raconte les merveilles de la nature aux plus petits.

Sa rencontre avec Madame Véronique Cazeneuve, l’éditrice des collections A dos d’âne lui permet de concilier sa passion pour les sciences et son amour pour les enfants. « Lorsque j’ai vu les livres édités par A dos d’âne, j’ai trouvé ça génial ! Ils parlaient de gens dont on ne parle jamais aux enfants : scientifiques, comme l’explorateur Théodore Monod, poètes, artistes, de Joséphine Baker à Miriam Makeba ! »

La première collaboration a donné naissance à la biographie d’Albert Einstein. Un exercice périlleux et délicat qui fut suivi de plusieurs livres, dont ceux de la collection « Les carnets de merveilles », où elle dévoile les mille et un secrets de la nature. « Donner à voir ce qu’il y a de merveilleux sur notre terre, c’est donner envie aux enfants de la préserver. »

L’hommage à l’Afrique, notre mère à tous

« Ecrire sur l’Afrique représentait un gros challenge, confie Marilyn. Je ne voulais pas tomber dans le folklore. » Ce livre est avant vous destiné aux enfants de France, à qui l’Afrique n’est pas toujours présentée de manière positive. « Il était important pour moi de leur parler de l’Afrique d’une autre façon. » Ces femmes et ces hommes dont elle a choisi de raconter l’histoire ont, par leur parcours, marqué toute celle de l’humanité : « J’ai toujours voulu parler des gens dont l’action a un impact positif sur le futur. Dont ceux qui nous ont quittés, tel Nelson Mandela, mais dont le combat n’est pas mort avec eux. » Dans son livre « Afrique, notre mère magnifique », elle rend un vibrant hommage aux femmes africaines : les plus célèbres, comme la Kenyane Wangari Muta Maathai, Prix Nobel de la paix, qui a œuvré pour la défense des arbres, luttant ainsi contre la désertification ; la Mozambicaine Graça Machel, fervente défenseuse de la cause des enfants, notamment des enfants-soldats. « Je voulais aussi parler de celles de l’ombre, comme Esther Madudu, une formidable sage-femme ougandaise qui a mis au monde au moins mille bébés. »

Le choix des photos s’est également fait de façon minutieux : « Je voulais interpeller les enfants, les pousser à aller chercher l’information plus loin, à ne pas se contenter de ce qui leur est raconté : va plus loin, ne te limite pas à la télévision ou à Internet ! »

Elle n’a pas eu besoin d’aller en Afrique pour en parler, c’est son intérêt pour les hommes et les femmes de ce continent qui l’ont poussée à en savoir plus, à faire des recherches. « Je veux montrer aux enfants qu’il ne faut pas ériger des barrières entre soi et les autres, le plus important, c’est de s’intéresser à l’autre, même si on n’a pas les moyens de faire de grands voyages. »

« L’ouverture au monde commence chez soi »

On peut être étonné du fait que Marilyn Plénard ne soit jamais allée en Afrique pour aussi bien la raconter : « Le fait de ne pas avoir été en Afrique et en parler prouve qu’on peut quand même s’intéresser à l’autre, sans jugement, juste en apprenant et comprenant, juste en ouvrant son cœur. » Elle a effectué un véritable travail documentaire par tous les biais possibles : reportages, presse, rencontres, bien sûr… « Je veux que les enfants s’émerveillent et désirent aller plus loin que le livre, qu’en lisant un petit paragraphe sur Miriam Makeba, ils aient envie d’aller écouter Miriam Makeba. »

Marilyn Plénard intervient régulièrement dans des écoles, elle raconte aux scolaires l’histoire des personnages de ses livres : celle de Germaine Tillon, ethnologue et résistante française, ou encore celle de Sitting Bull, le grand chef indien, résistant de la première heure face au colonisateur. « Mon travail est un travail de l’ombre. C’est ainsi que je l’envisage. Ce n’est pas à moi qu’il faut s’intéresser mais aux gens, aux pays, aux cultures ancestrales, aux animaux dont je parle dans mes livres. »

Pour terminer, elle se confie sur son enfance: « Je n’ai pas énormément voyagé lorsque j’étais jeune, j’allais chez mes grands-parents, en Alsace. Ma grand-mère parlait peu le français, mais on se comprenait, comme quoi, pour s’ouvrir à l’autre, le comprendre, il suffit de le vouloir. Je travaillais avec eux dans les champs. Moi, la petite citadine parisienne, j’adorais ce temps que je passais à la campagne, cette façon de vivre différente de la mienne. »

Ce temps de partage enrichissant peut se poursuivre par la lecture de ses livres, que nous vous invitons à découvrir en famille ici

 

Luiza G.

 

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